← Actualités
En direct du rucher de Mail· par Jérôme

Sources de pollen et de nectar : les périodes de floraison et le cas des acacias

Extrait des tableaux de floraison d’Agroscope (2020).
Extrait des tableaux de floraison d’Agroscope (2020).

Quelles plantes nourrissent nos abeilles, et à quelle période ? Agroscope (Centre de recherche apicole) a publié en 2020 la brochure « Sources importantes de pollen et de nectar pour les abeilles mellifères en Suisse ».

Pour se développer, une colonie a besoin à la fois de nectar (son énergie) et de pollen (ses protéines, indispensables pour élever le couvain), et cela sans interruption du printemps à l’automne.

Les deux besoins d’une colonie

Le nectarc’est l’énergie de la colonie, et la matière première du miel.

Le pollence sont ses protéines, indispensables pour élever le couvain.

Sans interruptionil en faut du printemps à l’automne : d’où l’intérêt de connaître les périodes de floraison.

Les périodes de floraison

Les tableaux de la brochure indiquent, pour chaque plante, ses mois de floraison et sa valeur en nectar et en pollen. On y trouve par exemple le robinier faux-acacia et les tilleuls, deux grandes ressources de fin de printemps et de début d’été.

Tableau des floraisons (1/3) — Agroscope, 2020.
Tableau des floraisons (1/3) — Agroscope, 2020.
Tableau des floraisons (2/3) — Agroscope, 2020.
Tableau des floraisons (2/3) — Agroscope, 2020.
Tableau des floraisons (3/3) — Agroscope, 2020.
Tableau des floraisons (3/3) — Agroscope, 2020.

Et les acacias à Genève ?

(Paraît qu’à Genève on ne replante plus, voire on éradique les acacias parce que pas assez locaux.)

Ce qu’en dit la fiche n° 619 « Forêts de robiniers » (Patrimoine vert Genève)

  • Le robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), appelé couramment « acacia », vient d’Amérique du Nord ; il est considéré comme envahissant en Suisse.
  • Il a été planté notamment pour son bois, comme arbre mellifère et, à Genève, pour stabiliser des talus.
  • Il peut concurrencer la flore indigène.
  • La fiche recommande de contenir sa propagation en forêt et de préparer la relève par des essences indigènes — sans parler d’éradication générale.

— Jérôme